Cercle de dons – Charles Eisenstein

Charles Eisenstein, diplômé de l’Université de Yale en mathématiques et en philosophie, est un théoricien de l’économie du don. Quoique son travail ait un retentissement croissant bien au-delà des cercles activistes, il est encore peu traduit en français. Nous avons choisi de traduire un texte, intitulé « Un cercle de dons » (A circle of gifts, l’original étant accessible ici), qui aborde la question de l’économie du don à travers l’exemple concret d’une pratique qui en est issue, le cercle de dons. Pour Eisenstein, l’économie du don un véritable enjeu de changement civilisationnel à l’heure de l’épuisement des ressources naturelles et de la perte du lien social. L’analyse qu’il fait des possibilités offertes par le don et la générosité, notamment dans la re-création du lien social et dans le caractère « contagieux » de la générosité, nous apparaît comme essentielle pour comprendre comment fonctionne une structure reposant sur l’économie du don.

Remarque sur la traduction : l’anglais « community » a été traduit par « communauté » en français, non sans quelque réticence. Communauté porte en français une connotation négative, notamment par son rapprochement avec l’idée de communautarisme, d’enfermement sur soi d’un groupe humain au sein d’une société. Il nous semble que la « community » dont parle Eisenstein est au contraire le milieu le plus propice au vivre-ensemble commun et non à l’entre-soi. Pourquoi ne pas l’avoir traduit alors par « lien social » par exemple ? Parce que le texte d’Eisenstein porte en lui l’idée que la force de ces rapports humains tient justement à des relations en réseau étroites et le rapprochement qu’il fait avec la façon de vivre pré-industrielle relève du schéma de la communauté locale. Le mot « communauté » dans ce texte gagne toutefois à être compris comme ce qui est mis en commun dans un groupe humain, à commencer par les biens communs et les liens humains qui y sont rattachés.

 

Où que j’aille, lorsque je demande aux gens ce qui leur manque dans la vie, ils répondent le plus souvent (s’ils ne sont pas appauvris ou malades) : « la communauté ». Qu’est-il arrivé à la communauté et pourquoi n’en avons-nous plus ? Il y a beaucoup de raisons – l’aménagement des banlieues pavillonnaires, la disparition des espaces publics, la voiture et la télévision, l’importante mobilité des personnes et des emplois – et, si l’on remonte la chaîne de ces raisons, celles-ci impliquent toutes le système monétaire.

Pour être plus direct : la communauté est presque impossible dans une société largement monétisée comme la nôtre. Parce que la communauté est tissée de dons, ce qui explique en dernier recours pourquoi les personnes pauvres ont souvent des communautés plus fortes que les personnes riches. Si on est financièrement indépendant, on ne dépend en rien de ses voisins, ou même de quelque personne spécifique que ce soit. On peut simplement payer quelqu’un pour faire ce qui est à faire, ou bien payer quelqu’un d’autre pour le faire.

Autrefois, pour toutes les choses nécessaires et moins nécessaires, les gens dépendaient de personnes qu’elles connaissaient personnellement. Si on perdait la forgeron du coin, le brasseur local ou le médecin, il n’y avait personne pour le remplacer. Et sa qualité de vie en devenait bien moins bonne. Si on perdait ses voisins, on pouvait se retrouver sans aide alors qu’on venait de se fouler la cheville en pleines récoltes ou que la grange venait de brûler. La communauté n’était pas accessoire à la vie, c’était une manière de vivre. On exagère à peine en disant qu’aujourd’hui on n’a besoin de personne. Je n’ai pas besoin du fermier qui fait pousser ma nourriture, je peux payer quelqu’un d’autre pour faire ce travail. Je n’ai pas besoin du mécanicien qui répare ma voiture. Je n’ai pas besoin du camionneur qui a transporté mes chaussure au magasin. Je n’ai besoin d’aucune des personnes qui ont produit les objets que j’utilise. J’ai besoin que quelqu’un fasse leur travail, mais en aucun cas d’eux en tant qu’individus. Ils sont remplaçables et, du même coup, je suis remplaçable également.

C’est l’une des choses qui expliquent pourquoi la plupart des rassemblements en société sont universellement reconnus comme superficiels. Comment ces rassemblements pourraient-ils être authentiques, alors que là-dessous se cache toujours la donnée inconsciente « Je n’ai pas besoin de toi » ? Lorsque nous nous rassemblons pour consommer ensemble des nourritures, des boissons, des loisirs, est-ce que nous faisons vraiment appel à des dons faits par qui que ce soit parmi les présents? Tout le monde peut consommer. La familiarité provient de la co-création, non de la co-consommation (n’importe qui dans un groupe de musique vous le dira !), et c’est très différent du fait d’aimer ou de ne pas aimer quelqu’un. Mais dans une société monétisée, nous ne faisons preuve de créativité que dans des domaines bien précis et pour de l’argent.

En conséquence, pour façonner une communauté, il ne suffit pas de rassembler des personnes. C’est un début, mais on se fatigue vite en discussions, on veut faire quelque chose, créer quelque chose. C’est en effet une communauté peu enthousiaste que celle qui n’a besoin que de vagues opinions, « On est bien là, hein, c’est trop bête que d’autres n’aient pas cette chance… Ah, je sais, on n’a qu’à rassembler nos adresses mails et faire une liste de diffusion. » La communauté est tissée de dons. Dans le système de marché actuel, le manque est intégré et génère une compétition dans laquelle « moins il y en a pour toi, plus il y en a pour moi » ; dans une économie du don, c’est le contraire qui se passe. Dans une économie du don, plutôt que d’accumuler les choses, les gens transmettent ce qu’ils ont en trop – « Tu es gagnant, je suis gagnant, plus pour toi, c’est plus pour moi. » Les richesses circulent et gravitent autour des besoins les plus importants. Dans une économie du don, les gens savent que leurs dons reviendront à eux un jour, quoique sans doute sous une autre forme. On peut appeler ce type de communauté un « cercle de dons ».

Heureusement, la monétisation de la vie a aujourd’hui atteint un sommet et commence à subir un recul lent et permanent (dont la récession économique est un aspect). Délivrés du désir et de la nécessité, nous voici au moment critique où nous avons l’opportunité de nous réapproprier la culture du don et, par conséquent, de construire une vraie communauté. Cette réappropriation fait partie d’un changement de la conscience humaine plus large encore – se retrouver avec la nature, la terre, se retrouver les uns avec les autres et, en chacun de nous, retrouver les parts de nous-mêmes que nous avions perdues. Notre aliénation de la culture du don est une aberration et notre indépendance est une illusion. En réalité, nous ne sommes pas indépendants ou « en sécurité financière » – nous sommes tout aussi dépendants que précédemment, seulement nous sommes dépendants d’inconnus ou d’institutions impersonnelles et, comme nous allons probablement le découvrir bientôt, ces institutions sont fragiles.

 

Étant donné le caractère circulaire du flux des dons, j’ai été enthousiaste d’apprendre que l’invention sociale le plus prometteuse pour construire une communauté que j’ai pu croiser s’appelle le Cercle du Dons (Gift Circle). Développé par Alpha Lo, co-auteur de la Open Collaboration Encyclopedia, et ses amis à Marin County, en Californie, le Cercle de Dons donne une exemplification des dynamiques des systèmes de dons et éclaire les larges ramifications que l’économie du don laisse présager pour notre économie, notre psychologie et notre civilisation.

Idéalement, il faut dix à vingt participants pour un cercle de dons. Tous s’asseyent en cercle et prennent tour à tour la parole pour exprimer un ou deux de leurs besoins. Dans le dernier cercle auquel j’ai participé, on a pu entendre parmi les besoins : « j’ai besoin qu’on m’emmène à l’aéroport la semaine prochaine », « j’ai besoin que quelqu’un m’aide à enlever une barrière », « j’ai besoin de bois de construction usagé pour construire un jardin », « d’une échelle pour nettoyer ma gouttière », « d’un vélo », « de fournitures de bureau pour une maison de quartier. » Lorsque chacun s’exprime, d’autres peuvent intervenir pour lui proposer leur aide ou lui suggérer des solutions pour son besoin.

Lorsque chacun a parlé, on refait un tour où chacun propose quelque chose qu’il ou elle souhaiterait donner. Quelques exemples de la semaine dernière : « des compétences en graphisme », « l’utilisation des mes outils », « des contacts au sein du pouvoir local pour faciliter les choses que vous souhaitez faire », « un vélo », et cela peut être n’importe quoi : du temps, des savoir-faire, des objets, qu’on peut donner entièrement en tant que tel ou dont on peut donner seulement l’usage, par l’emprunt. Ici aussi, lorsque les uns et les autres partagent, n’importe qui peut dire : « j’aimerais bien cela » ou « je connais quelqu’un que ça peut intéresser. »

Il est bien d’avoir une personne qui note les choses demandées et les choses données au fur et à mesure et envoie la liste à tous par e-mail ou la mette en ligne. Sans cela, on peut oublier qui a besoin de quoi et qui offre quoi. Et je suggère aussi d’ajouter à la liste les noms et numéros de téléphone des personnes. Il est essentiel de faire un suivi, sans quoi le cercle de dons risque de se finir en cynisme plutôt qu’en communauté.

A la fin, on peut faire un troisième tour de cercle où les personnes expriment leur gratitude pour les choses qu’elles ont reçues depuis le dernier rendez-vous. Ce tour est très important car, dans une communauté, témoigner de la générosité des autres inspire de la générosité à ceux qui en témoignent. Cela confirme que, dans le groupe, on se fait des dons les uns aux autres, que ces dons sont reconnus et que mes propres dons seront reconnus, appréciés et qu’on me rendra la pareille.

C’est aussi simple que cela : des besoins, des dons et de la gratitude. Mais les effets peuvent en être profonds. En premier lieu, les cercles de dons (et toute économie du don, en fait) contribue à réduire notre dépendance au marché traditionnel. Si les gens nous donnent ce dont on a besoin, on ne les achète pas. Je n’aurai pas besoin d’un taxi pour me rendre à l’aéroport demain et Rachel ne devra pas acheter du bois de construction pour son jardin. Moins on utilise d’argent, moins on a besoin de temps pour en gagner, et plus de temps on a pour contribuer à l’économie du don et pour recevoir des dons qui en sont issus. C’est un cercle vertueux.

En second lieu, un cercle de dons réduit notre production de déchets. Il est absurde de pomper du pétrole et d’extraire du métal de mines, de manufacturer une table et de l’envoyer par bateau de l’autre côté de l’océan alors que la moitié des gens de ma ville ont de vieilles tables dans leur cave. Il est tout aussi absurde que chaque foyer du quartier ait une tondeuse à gazon, que chacun utilise deux heures par mois, ou un souffleur à feuilles, qu’on utilise deux fois par an, ou des outils utilisés de façon occasionnelle, etc. Si nous partagions ces choses, nous ne perdrions rien de notre qualité de vie. Nos vies matérielles seraient tout aussi riches, mais nécessiteraient moins d’argent et produiraient moins de déchets.

En termes économiques, un cercle de dons réduit le produit intérieur brut, défini comme la somme de tous les biens et services échangés contre de l’argent. Lorsque quelqu’un me conduit gratuitement quelque part, je ne paye pas le taxi et je réduits le PIB de vingt dollars. Quand mon amie me dépose son fils à la maison plutôt que de payer quelqu’un pour s’en occuper, le PIB est encore réduit de trente dollars. Et cela est aussi vrai lorsque quelqu’un emprunte un vélo au lieu d’aller s’en acheter un. (Évidemment, le PIB ne chutera pas si cet argent économisé est utilisé pour acheter quelque chose d’autre. L’économie classique, qui esquisse l’hypothèse profonde selon laquelle ce que nous voulons augmente de façon élastique à l’infini, suppose que ce sera presque toujours le cas. Une critique de cette hypothèse largement défaillante excède les limites du présent essai.)

L’économie standard voit la réduction du PIB comme un gros problème. Si l’économie ne se développe pas, l’investissement de capitaux et l’emploi se réduisent, ce qui réduit la demande en consommation et engendre plus de baisse des investissements et de l’emploi. Durant les soixante-dix dernières années, la solution à des crises de ce type a été, premièrement, de baisser les taux d’intérêt pour inciter à l’emprunt, de manière à ce que les entreprises aient accès à des fonds pour investir des capitaux et que les consommateurs aient de l’argent à dépenser et créent de la demande et, deuxièmement, à augmenter les dépenses de l’État pour compenser l’arrêt de la croissance de la demande des consommateurs. Cela est connu, respectivement, sous les noms de stimulation monétaire et de stimulation de la demande. Dans un cas comme dans l’autre, le but est de « stimuler » l’économie pour qu’elle revienne à la croissance. La politique appliquée dans la crise économique actuelle a été la même. Libéraux et conservateurs ont beau ne pas être d’accord sur la somme et le type de stimulation nécessaires, il est rare de voir quelqu’un – pas même Barack Obama, pas même le plus libéral des membres du Congrès – qui remettrait en question la désirabilité de la croissance économique. Parce que, dans notre système monétaire basé sur la dette et l’intérêt, l’absence de croissance mène rapidement à la concentration des richesses et à la dépression économique.

Toutefois, aux franges des mouvements politiques et environnementaux, on reconnaît de plus en plus aujourd’hui que la société et la planète ne peuvent plus supporter que la croissance continue. Car la croissance (qui en termes de PIB signifie l’extension du domaine des biens et services monétisés) provient finalement de la conversion de la nature en marchandises et de nos liens sociaux en services professionnels. Reprenons l’exemple du rassemblement social. Pourquoi n’avons-nous pas besoin les uns des autres ? Parce que toutes les relations reposant sur le don dont nous dépendions autrefois sont devenus des services marchands. Que reste-t-il qui puisse être converti ? Qu’il s’agisse des énergies fossiles, des terres arables, des aquifères, des capacités d’absorption de l’atmosphère, de nourriture, de vêtements, de logement, de médicament, de musique ou des histoires et idées que notre culture collective nous a léguées, quasiment tout cela est devenu marchandises. Sauf si nous trouvons de nouveaux domaines de la nature à convertir en biens ou plus d’aspects de la vie humaine à marchandiser, les jours de la croissance économique sont comptés. La croissance ne pourrait se développer, par exemple dans notre rétablissement économique anémique, qu’au désavantage de la nature et de la société.

De ce point de vue, apparaît une troisième conséquence du cercle de dons et des autres formes d’économies du don. La circulation basée sur le don ne fait pas que réduire le PIB, elle hâte également la chute de notre système économique actuel. Chaque part de nature ou de relation humaine que l’on préserve ou que l’on récupère de la marchandisation est une part de moins dans ce qui est à vendre ou dans ce qui peut être à la base d’un emprunt. Sans une création sans cesse renouvelée de dette, la dette actuelle ne peut être remboursée. Les opportunités de prêts ne se présente que dans un contexte de croissance économique, dans lequel le retour sur investissement marginal excède le taux d’intérêt. Pour simplifier : pas de croissance, moins d’emprunts, plus de transferts d’actifs aux créanciers ; plus de transferts d’actifs, plus de concentration des richesses ; plus de concentration des richesses, moins de dépenses des consommateurs ; moins de dépenses des consommateurs, moins de croissance. C’est le cercle vicieux décrit par les économistes depuis Karl Marx. Il a été différé pendant deux siècles parce que s’ouvraient sans cesse de nouveaux domaines de la nature et de la société, à travers la technologie et la colonisation. Aujourd’hui, ces domaines sont quasiment épuisés. Mais il n’y a pas que cela : un changement de conscience nous pousse à faire des efforts croissants pour récupérer ces domaines au profit des biens communs et du don. Aujourd’hui, nous dirigeons massivement nos efforts vers la protection des forêts, alors que les esprits les plus brillants d’il y a deux générations se consacraient à rendre le déboisage le plus efficace possible. De façon similaire, beaucoup d’entre nous cherchent aujourd’hui à limiter la pollution et non à augmenter la production, à préserver l’eau et non à intensifier la pêche, à préserver les zones humides et non à étendre les constructions. Ces efforts ne sont pas toujours couronnés de succès mais ils mettent un frein à la croissance économique au-delà de la limite naturelle que pose l’environnement. Du point de vue du don, ce qui se passe est que nous sortons d’un rapport à la planète où nous ne chercherions qu’à lui prendre et entrons dans celui où nous donnons aussi en retour. Cela correspond à une maturation de l’humanité, à la fin du rapport enfant-mère que nous avions à la nature et au début d’un partenariat de co-création avec elle, où il y a équilibre entre ce qui est donné et ce qui est reçu.

La même transition est en cours dans le domaine des relations sociales. Beaucoup d’entre nous n’aspirent plus à l’indépendance financière, cet état dans lequel nous avons tant d’argent que nous ne dépendons de personne. De plus en plus aujourd’hui, nous aspirons à la communauté. Nous ne voulons pas vivre dans un monde de marchandises, où tout ce que nous possédons a été créé dans le but premier de générer du profit. Nous voulons des choses créées dans un souci d’amour et de beauté, des choses qui nous connectent plus profondément aux personnes qui nous entourent. Nous désirons être interdépendants, pas indépendants. Le cercle de dons et les autres formes que prend l’économie du don sur internet sont des façons de récupérer les relations humaines au marché.

Que cette récupération des bien communs concerne la nature ou les relations sociales, elle ne fait pas que hâter la chute d’un système monétaire entièrement dépendant de la croissance, elle atténue également sa sévérité. Actuellement, le marché est face à une crise, une des multiples crises (écologique, sociale) qui convergent vers nous. En ces temps troublés, la survie de l’humanité et notre capacité à construire un nouveau type de civilisation, qui incarne une nouvelle relation à la planète et une humanité avec une nouvelle identité plus connectée, dépendent de ces petits « bouts » de biens communs que nous seront capables de préserver ou de récupérer. Nous avons sérieusement endommagé la terre, mais beaucoup de richesses y demeurent – dans les sols, l’eau, les cultures et les écorégions de notre planète. Plus longtemps nous resterons dans le status quo, moins il restera de cette richesse et plus calamiteuse sera la transition.

Sur un plan moins tangible, tous nos dons contribuent à une autre sorte de bien commun : un réservoir de gratitude, qui sera là pendant les temps troublés où nous ne pourrons plus compter sur les conventions et les histoires qui maintiennent la société. Les dons inspirent la gratitude, la générosité est contagieuse. Je lis et j’entends de plus en plus d’histoires de générosité, d’altruisme, de magnanimité même, qui me coupent le souffle. Lorsque je suis témoin de générosité, moi aussi j’ai envie d’être généreux. Nous allons avoir de plus en plus besoin de la générosité, de l’altruisme et de la magnanimité de beaucoup de gens. Si chacun ne fait que chercher sa propre survie, il n’y a pas d’espoir pour une nouvelle civilisation. Nous avons besoin que les dons des uns et des autres, que la générosité des uns et des autres, nous invitent dans le domaine du don. Contrairement à l’âge de l’argent où nous pouvons payer pour tout et n’avons pas besoin de dons, bientôt les choses seront limpides : nous avons besoin les uns des autres.

 

Conformément au statut du texte original, cette traduction est sous licence Creative Commons et peut être copiée et partagée.

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